
Ce matin au réveil, comme tout jeune addict aux nouvelles technologies, j'ouvre à peine l'oeil, les paupières encore collées, mon index appuie déjà sur le bouton « on » de mon ordinateur.
Je suis à la recherche d'un appartement. Ca me taraude. A point de mal en dormir (et ce n'est pas seulement à cause de ce papillon de nuit qui m'a tourné autour pendant des heures). Au point de me réveiller à 4h27 et avoir comme toute première pensée « je n'ai pas d'appartement à Paris ». Heureusement pour moi, je ne suis pas de nature stressée.
Une fois la machine en route, les volets ouverts tout de même, je m'apprête à consulter mes mails et les nouvelles offres de logements. Ca devient presque une routine. Faudrait pas que ça devienne une habitude qui s'éternise, le temps presse.
Mon mot de passe hotmail est invalide. Ma question de secours (nom de mon école primaire, de mon animal de compagnie ou de mon meilleur ami) me permettant en théorie d'accéder à mon compte en cas d'extrême urgence, est en fait écrite en arabe. Traduction en ligne, un des miracles de net, la question signifie « où est née votre mère? ». J'entre la réponse. Erronée. Erronée. Erronée.
Je suis face à un mur. Je flippe.
Je pense « usurpation d'identité, publication de photos compromettantes sur facebook, utilisation de mes coordonnées bancaires... ». J'imagine le pire.
Je m'agite, écris à hotmail, à mes amis dont j'ai l'adresse, je change mes mots de passe sur mes autres comptes net, crée une autre adresse. Un vrai plan d'attaque.
Hypothèse 1: un logiciel malveillant est à l'origine du problème.
Hypothèse 2: un être malveillant a vu mon mail sur les sites de collocation où j'ai publié mon adresse. Et comme il n'avait rien à faire de la nuit il a cherché mon mot de passe.
Une perte de temps pour tout le monde.
Je l'avais bien dit, Big brother nous guette. Il peut même s'amuser à nous observer, se débattant dans la toile qu'il a tissé, et dans laquelle nous aimons bien nous engouffrer, dès le matin, les yeux encore mi-clos et la conscience aveugle.
PS: ceci n'est pas une condamnation d'internet mais un appel à la vigilance.