vendredi 17 septembre 2010

17.09.2010


Voilà c'est fini.

Hier, j'ai soutenu mon mémoire. C'était une soutenance collective – autrement dit une sorte de débat - , mais aussi un prétexte pour se retrouver une dernière fois.

Certaines personnes sont parties espionner dans le bureau des profs mais aucun n'a été capable de me rapporter ma note. Ce qui me permet de supposer qu'elle n'était ni catastrophique ni excellente.

La conclusion de cette année s'est cristallisée autour de Monique (responsable de notre Master qui n'était jamais là mais toujours à L.A) : "Merci madame, cette année nous avons particulièrement apprécié vos chaussures". C'est dire si on a appris.

"Urbanistes pour quoi? Urbanistes pour qui?" nous a demandé P. F., histoire de nous mettre une dernière fois face à nos responsabilités.

Juste pour mémo : Nanterre pas tes rêves!

17.09.2010


Mettez une pièce dans un juke box et laissez vous porter par la musique. Mettez une pièce dans un parcmètre et...créez un microcosme insolite.

Aujourd'hui, c'est Parking day. Depuis 2005, le collectif américain Rebar invite les citoyens à se réaproprier l'espace urbain. "Less spaces for cars, more spaces for people" clamait l'un des fondateurs californien. Ce soir, les green drinks -rencontre mensuelle des acteurs du développement durable- ont marqué une étape du parcours de ces designers, paysagistes, artistes, urbanistes, militants, humanistes (appelez-les comme vous voudrez) dans Paris.

Débarquant sur des vélos tractant des arbres, les membres de Rebar ont expliqué leur projet. Aux states, mettre de l'argent dans un parcmètre vous donne le droit d'utiliser cet espace comme bon vous semble. Plutôt qu'installer une tente ou une table d'échec (ou y garer une voiture), ils ont eu l'idée d'utiliser les places de parking pour créer de mini espaces verts éphémères. Le but était de dénoncer le manque d'espaces verts à San Francisco, lieux de diversité et biodiversité.

J'avoue avoir été surprise que le concept vienne des USA. Et quand j'expliquais à JB (à prononcer Jaybi) que j'étais contente de voir que même les Américains se souciaient du développement durable et de la qualité de vie, il plaisantait : "my hummer is parked just at the corner".

dimanche 12 septembre 2010

12.09.2010


Vendredi soir je suis allée à la fête de l'Huma. C'était à la Courneuve. Déjà, arrivée à la station de métro, impossible de prendre une navette allant jusqu'au festival. Trop de monde attendait et nous avons préféré faire le trajet à pieds. J'ai ainsi pu avoir un apperçu du quartier : coiffeurs pour cheveux afro, épiciers pakistanais, voirie pourrie, poubelles brûlées et les nuisances du périphériques. Le cadre parfait pour un rassemblement de communistes. Tentes sur le dos, dreadlocks au vent et treillis kakis. Du vrai festivalier comme on en voit dans le sud (rien à voir avec les parigots bien aprétés de Solidays ou Rock en Seine).

Niveau concerts, j'ai vu Raggasonic, The Prodigy et Caravan Palace (ils étaient particulièrement excellents en live). Sinon, l'ambiance était sympa, inimitable même. Manèges de oufs, stands militants où l'on pouvait se ravitaller en bière à bas prix et spécialités de toutes les régions, de tous les pays. On a écouté plein de petits concerts de gens inconnus et c'était bien aussi.

Au retour, nous nous sommes perdues dans le parc départemental de la Courneuve. Il n'y avait pas de lumière et nous étions seulement munies d'une lampe dynamo. Nous cherchions un des multiples parkings. Plein de gens erraient, perdus. "Vous savez où se trouve le parking Montjoie? - Alors là... Je veux dire, si tu m'avais demandé un truc sur l'Indre-et-Loire, encore peut-être que j'aurais pu te répondre. Mais là, non.". On était pas aidées non plus. Point positif, on était dans les bois et ça faisait plaisir de presque pouvoir voir les étoiles. Nous avons fini par trouver le bon chemin menant à notre voiture.

Le lendemain, j'y suis retournée. Je suis tombée sur une conférence critiquant les grands patrons. Rien d'original. Au village du livre, parmi les nombreux auteurs présents pour une séance de dédicaces j'ai vu Charb. Parmi les stands les plus sympas : celui du melon de Montcuq (inimitable) et celui de Montauban (en face de la grande scène en plus).

Ma première fête de l'Huma ne sera sûrement pas la dernière.

dimanche 29 août 2010

29.08.2010


La fin de l'été. Pour moi, ça fait déjà un moment qu'elle a sonné. Un dimanche, lever tard, après-midi et un thé anglais sans lait dans une tasse I love Barcelona. Je bois de la nostalgie. Il faut que je me mette activement à rédiger ce mémoire que je rends dans ... une semaine.

La fin approche. Géraldine, une de mes co-stagiaire est partie vendredi. C'est la fin du pouvoir des trois. Nous sommes allées boire un verre à la Cordonnerie et par hasard, Claudio était là. J'ai alors envie de dire « Paris n'est pas si immense et impersonnel » mais la vrai raison serait plutôt que ce bar sert les pintes les moins chères de Paris – à ma connaissance. Je songe d'ailleurs à un futur concept de blog, celui-ci arrivant à expiration vu que je vis à Paris depuis presque un an et que le regard que je porte sur les choses ne s'étonne plus de grand chose.

Hier, je suis allée à Rock en Seine. C'était tellement bien que j'ai l'impression que j'ai juste fait un rêve musical où les meilleurs groupes se sont enchaînés : Stereophonics, Two door cinema club, The queens of the stone age, LCD soundsystem, et Massive Attack, la cerise sur le gâteau.

Ca faisait un moment : 1 point Tu l'aimes.

dimanche 22 août 2010

samedi 14 août 2010

14.08.2010


Parce qu'il y a une vie après les vacances : le guide de Paris au mois d'août.

Hier soir, je suis allée écouter Tricky place de l'hôtel de ville avec une vieille bande du lycée : Linda, Amandine et Alex rentré de Berlin. Puis nous avons fini sur le sable de Paris plage qui a été acheminé là par voie fluviale.

Ce soir, cinéma en plein air à la Villette.

L'instant mélomane : Ich bin die Elodie (track 4).

mercredi 11 août 2010

11.08.2010


La ville est peuplée de touristes. A midi, lorsqu'on cherche à acheter à manger, seuls les Chinois sont ouverts. Tous les parisiens ont déserté. Je les déteste puis je suis en train de perdre mon bronzage. Les rames de métro sont sous peuplées, les bureaux à moitié vides. Point positif, le boss n'est pas là et je peux arriver après 9h30 et repartir avant 18h sans scrupule (en bossant mon mémoire et consultant viedemerde.com entre deux).

J'ai commencé la lecture d'un livre intitulé "L'Open Space m'a tueR" qui dresse un portrait cynique du monde de l'entreprise. Pour l'instant, j'aime particulièrement la chapitre sur "l'économie de la stagiaire" : "Dans sa dernière propale, elle est vendue comme chef de projet sans bien sûr préciser qu'elle est stagiaire. Charlotte se donne à fond dans son boulot car elle espère être recrutée. [...] Fin de stage, Charlotte a droit à un petit entretien rapide pour lui dire que tout le monde a été très content de son travail et de son implication, mais qu'il n'y a pas de budget pour la recruter. [...] Le business modèle de nombreuses boites repose sur un turn over de stagiaires. Une agence de pub a même mis une annonce : 'cherche une stagiaire senior'".